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24 Novembre 2018
Les touristes qui veulent voir
un dragon de Komodo, la plus grande espèce vivante de lézards au monde, de près
et dans son habitat naturel pourraient le payer très cher. C'est en tout cas le
souhait d'un responsable politique indonésien.
Le gouverneur de la province des Petites îles de la Sonde orientale, où vit
cette espèce en danger au tempérament plutôt agressif et à la bave mortelle,
souhaite facturer le privilège 500 dollars par personne.
Actuellement, les touristes étrangers doivent acquitter un droit d'entrée
de 10 dollars pour visiter le Parc national de Komodo.
Si Viktor Bungtilu Laiskodat obtient gain de cause, seuls les touristes
"extraordinaires" pourront rencontrer ces varans qui peuvent mesurer jusqu'à
trois mètres pour 70 kilos.
Les dragons de Komodo "sont très uniques, mais malheureusement, ils sont
bon marché", a regretté cette semaine le gouverneur dans un discours devant des
administrateurs d'université.
"Seuls les gens dotés de poche profondes sont autorisés à voir (les
dragons). Ceux qui n'ont pas l'argent ne doivent pas se rendre dans le parc car
il est destiné spécifiquement aux gens extraordinaires".
Le gouveneur, qui a également proposé que les bateaux de touristes arrivant
dans la zone versent un droit d'entrée de 50.000 dollars, a déclaré qu'il s'en
ouvrirait au gouvernement central gestionnaire du parc.
Les autorités provinciales et fédérales n'ont pour l'heure pas répondu aux
sollicitations de l'AFP.
Les responsables politiques indonésiens sont relativement coutumiers des
annonces qui ne se concrétisent jamais. Comme lorsque le patron de la lutte
antidrogue avait proposé en 2015 de construire une prison pour trafiquants
ceinte de douves remplies de crocodiles et de piranhas.
Des milliers de touristes se rendent chaque année dans le parc de Komodo,
îles de l'est de l'Indonésie qui sont le seul endroit au monde où l'on peut
voir les carnivores géants dans leur habitat naturel. Ils peuvent être
dangereux pour l'homme mais les attaques mortelles sont rares.
Les autorités ont déjà fait part de leur volonté de limiter le nombre de
visiteurs afin de protéger l'écosystème de la région.