Passerelle de l'actualité
23 Juin 2016
Antalya, le nom d’une coquette ville turque, synonyme d’une véritable attraction touristique dont la réputation va au-delà des frontières. Antalya est d’abord et avant tout une ville destinée à valoriser des infrastructures hôtelières haut de gamme.
C’est un mardi particulier, l’horloge de l’aéroport international d’Alger affiche 16h00. Il y a un monde fou dans la grande salle de l’aérogare. Signe fort que les Algériens voyagent en masse vers différentes destinations du monde. Assia, une Algéroise de 28 ans, et son compagnon Mohamed, attendent leur vol vers Istanbul : « C’est notre deuxième année consécutive que nous nous rendons en Turquie pour passer notre congé. Il faut dire que ce pays à tout fait pour attirer les touristes. Tous les moyens sont mis à leur disposition », a-t-elle dit, d’un sourire timide. Après une quarantaine de minutes, une hôtesse annonce le départ. L’avion décolle enfin vers Istanbul. Nous laissons derrière nous Alger la Blanche avec une note de fraîcheur printanière.
Après quatre heures de vol nous atterrissons sur la piste du grand aéroport international d'Atatürk. Tout le monde est impatient de découvrir la ville, malgré la fatigue du voyage. Située à environ 30 km du centre d'Istanbul, cette immense aérogare est un concentré de ce qu’est la population planétaire. Toutes les races s’y côtoient, en parfaite harmonie. Véritable tour de Babel, toutes les langues anglais, français, russe, espagnol... fusent de partout dans un joyeux brouhaha. Ce qui confirme que ce pays est une destination touristique par excellence. Malgré cette profusion de touristes, les services des douanes ont rapidement réglé les procédures de dédouanement. L’aéroport est très fréquenté, 51 millions de passagers y ont transité en 2013. Selon le tableau d’informations, notre vol est programmé pour minuit. Il nous faut attendre deux heures pour prendre le prochain vol. L’aéroport est si grand qu’il nous a fallu 40 minutes pour trouver la porte d’embarquement (departure gate). Deux heures sont déjà passées. L’avion nous emmène vers Antalya, ville connue pour ses stations balnéaires très prisées, notamment par les Russes. Le hasard nous fait rencontrer une touriste irlandaise, Riita liisa. Son sourire lumineux inspire confiance et respect. Elle a les yeux bleus brillants d’intelligence. Pour elle, la Turquie est une destination touristique par excellence : « Je me suis rendu dans ce petit pays de rêve plusieurs fois, j’ai visité presque toutes les régions », a-t-elle dit, ajoutant : « Antalya est une destination touristique unique en son genre.
Le calme règne, ce qui me permettra de me reposer ». Depuis le décollage, elle n’a pas cessé de nous parler de la beauté de cette région. Deux heures sonnantes, l’hôtesse annonce l’atterrissage à l’aéroport international. Antalya, capitale touristique de la côte méditerranéenne turque, surnommée la « Riviera turque », surgit comme une perle. Ses lumières artificielles sont puissantes. Signe que l’activité économique de la ville est forte. Elle nous tend ses bras fidèle à son hospitalité légendaire. L’aéroport déjà, nous donne un avant-goût de la beauté de la ville. Les constructions modernes confirment le degré de croissance du pays.
À la sortie de l’aéroport, l’un des organisateurs du voyage nous accueille chaleureusement, signe naturel de l’hospitalité du peuple turc. Vers 2h00, nous prenons place dans un autobus « Karnak Travel » bien équipé pour le déplacement. Destination : l’hôtel cinq étoiles Sherwood Antalya. Il n’y a pas une minute à perdre. Au sein du groupe de journalistes et représentants des agences de voyages invités par « Turkish airline » et « l’agence Karnak », une folle ambiance règne et cela, en dépit de la fatigue et une chaleur torride qui plombe l’air. Une quinzaine de minutes plus tard nous arrivons enfin à l’hôtel. Il faut l’avouer, l’accueil est digne d’un cinq étoiles. Pour profiter du lever du jour, il faut certainement se réveiller tôt le matin. L’effort en vaut la peine puisque l’étage où nous sommes, en face la mer, domine la ville.
Une zone touristique à l’image d’un château royal
L’endroit constitue une place stratégique pour contempler les douces couleurs de l’aube. Une heure après la ville baignait sous un soleil adorable. Un moment agréable pour la baignade. Notre attention est attiré par de la musique qui se propage dans les différents endroits, ce qui confirme sûrement que la saison estivale bat son plein. Il est 12 h 00. Le soleil est au zénith. Nous sommes sortis de l’hôtel pour une petite randonnée à pied. Là où se porte notre œil, les signes de développement et de croissance sont là. La zone est gorgée d’hôtels de luxe. Toutes les grandes chaînes hôtelières internationales sont installées. On a l’impression d’être dans un grand château. Tous les moyens sont mis à la disposition des touristes souhaitant visiter la région. Des stations de location de vélos ou véhicules de golf sont disséminées un peu partout. Même au centre-ville tous les moyens de transport sont également disponibles et au service des touristes. A l’hôtel Sherwood, les piscines paradisiaques sont tristement calmes. Il y a seulement quelques familles qui font partie des rares téméraires à venir lézarder au bord des piscines : « Tout est merveilleux ici, et nous avions prévu de venir depuis plusieurs mois », affirme une touriste anglaise. « Cela fait mal au cœur de voir ces lieux paradisiaques pratiquement sans vacanciers. Un vrai coup dur pour l'activité touristique dans la région », a-t-elle dit. Le temps pour entamer le programme élaboré pour ce séjour est arrivé. Notre premier contact : visite de l’hôtel « Lobby ». Un endroit à couper le souffle. Une infrastructure touristique haut de gamme. Un vrai diadème qui scintille de mille feux au soleil. Après une brève présentation on s’est rendu dans un autre hôtel « Gloria Serenity ». Un dîner a été offert en l’honneur des invités. Une soirée qui a regroupé 700 invités, entre autres, journalistes et agences de voyages, de 14 pays arabes.
Touristes arabes en renfort
Le patron de Karnak Travel, Sardar El Machhadani, a exprimé devant les hôtes de la région d’Antalya sa pleine satisfaction quant à l’organisation de cet Eductour pour la promotion de cette destination abandonnée par les touristes russes, sont souhait les remplacer. Sardar El Machhadani s’est montré confiant en dépit de cette crise, Antalya sera sauvée par les touristes arabes. Avec les réductions proposées par les différents hôtels cette année, 30 dollars par nuitée, « cela va certainement attirer les familles de ces pays afin de passer leurs vacances dans des lieux luxueux ».
Le patron de Karnak Travel n’a pas manqué de mettre l’accent sur la clientèle algérienne, en les qualifiant de « touristes exigeants », en matière notamment de prestations. Pour encourager et attirer plus d’Algériens, il a souhaité l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe entre Alger et Antalya », ajoutant : « Au début on commence par les vols charters » « Cette saison estivale », a-t-il dit : « On veut ramener au moins 20% de touristes « Algériens ». Pour séduire les touristes arabes et les faire voyager dans ce monde, le patron de Karnak Travel, s’est investi dans le cinéma en réalisant à cet effet un feuilleton turc sous-titré en langue arabe. Appuyant ses dires, il a cité qu’actuellement la Turquie abrite environ quatre millions de réfugiés arabes, notamment les syriens. Avec des yeux noirs vifs, El Machhadani a indiqué que ces dernières années le nombre de touristes arabes a connu une évolution remarquable : grâce à la promotion que nous avons faite au niveau des 14 pays et aux importantes offres proposées par les différents opérateurs touristiques, le nombre de touristes est à trois millions en un temps court. Il dépasse ainsi toutes les espérances. Le conférencier estime que « cette ville millénaire récupérera tous ses estivants et touristes, issus de différents pays du monde notamment les pays arabes ».
Les cascades : un paysage envoûtant
Le lendemain matin. C’est vendredi. Le chemin nous mènera ensuite à la découverte des « Düden waterfall ». Dans le parc Düden, des quantités d’eaux souterraines jaillissent en abondance. Elles chutent en formant des belles cascades. Ce spectacle naturel nous fait voyager vraiment dans un autre monde. Elles sont comparables aux chutes brésiliennes « d’Iguaçu ». « Vu son importance, ce lieu accueille des centaines de touristes par jour », souligne Osman. Il dira : « Ces eaux sont utilisées pour l'irrigation de la plupart des parcs à Antalya ». Le plus spectaculaire au niveau de ce parc c’est la magie de la grotte de quarante mètres de long formée en dessous de la cascade d’où un point de vue superbe. La beauté de cette jolie brèche ne laisse jamais indifférent, d’où la nécessaire photo souvenir. « Vous allez admirer ces chutes de l’autre côté », a indiqué Nadia, bejaouie membre de Karnak travel. A une dizaine de minutes par bus le lieu surgit. Une vue qui ne peut que faire le bonheur des vacanciers et des photographes qui s'émerveillent devant ce sublime spectacle, surtout avec ses eaux d'un bleu azur.
Antalya by night
Après un repos bien mérité à l’hôtel, on s’est déplacé ensuite au centre-ville. Distant d’une vingtaine de kilomètres de l’hôtel. En 30 minutes, nous sommes au centre-ville. Déjà à l’entrée, les rues grouillent de monde. Les magasins sont ouverts. Signe fort que la ville est vivante. Les rues du centre sont pavées, les maisons ancestrales sont d’une architecture agréable. La curiosité de découvrir nous fait oublier le dépaysement.
D’ailleurs durant presque trois heures de marche, dans ces quartiers et ces ruelles éclairées, on n’a pas ressenti la fatigue. Les prix des restaurants et cafés sont abordables.
Dommage, on aurait aimé visiter tous les coins et les sites millénaires de cette merveilleuse région mais nous sommes pris par le temps. Il est presque 1h00. Retour à l’hôtel. Il faut donc chercher un moyen de transport. Les taxis sont faciles à repérer par leur bande décorée de petits carrés de couleur jaune et noire. En route vers l’hôtel, Abdi, un turc serveur de son état : « La ville était plus animée ces dernières années ».
Il s'exprima avec émotion : « le conflit politique entre la Turquie et la Russie, ces derniers temps, à impacter directement sur le nombre des touristes russes qui a diminué de 80% pour ne pas dire, à 100% ».
Cinq jours se sont écoulés, c’est la fin de notre séjour. Dimanche 5h00. L'heure de faire nos bagages et nos valises. Tout le monde se retrouve pour le dernier petit-déjeuner avant de rejoindre l'aéroport international Antalya. L’Algérie est déjà là, mais les souvenirs de cette ville touristique restent ancrés dans nos mémoires. La Riviera turque était pour nous, un exemple d’une croissance touristique. En attendant d’y retourner pour une autre visite.
M. A. Z.